| Le sport de santé |  |
Les Finlandais n’ont jamais été le moins du monde indifférents aux prestations internationales de leurs athlètes. Bien au contraire!
La récolte de médailles, aux Jeux d’Athènes, plus faible qu’escompté, a lancé un débat sur fond d’inquiétude; l’organisation du sport de haut niveau et surtout celle du système d’entraînement sont dans le collimateur de la réforme. Les préparatifs en vue des Championnats du Monde d’Athlétisme d’Helsinki sont soigneux, mais avec des attentes très réalistes.
S’il faut chercher l’histoire d’une réussite finlandaise, c’est plutôt dans le sport de santé, pratiqué au quotidien, qu’il faut la chercher. L’événement est sur les pistes de jogging, les pistes de ski de fond, les pistes cyclables et de marche, dans les piscines et les salles de sport. Aux yeux du voyageur occasionnel, la marche nordique avec ses bâtons et la baignade hivernale en plein-air (en aménageant un bassin dans la glace) sont les apports les plus nouveaux du sport de santé. Le sport de compétition et le sport pour tous font naturellement partie de la vie quotidienne des Finlandais. Ils marchent, font du vélo, skient et nagent. Selon une enquête nationale consacrée au sport, environ 94% des Finlandais âgés de 19 à 65 ans indiquent qu’ils font du sport. Environ deux personnes interrogées sur trois déclarent faire suffisamment de sport – c’est à dire au moins 2-3 fois par semaine, de manière énergique et jusqu’à provoquer un léger essoufflement. Les disciplines favorites des enfants et des jeunes sont le football, le vélo, la natation, le ski et le softball. D’après l’enquête nationale sur le sport, environ 40% des enfants et des jeunes font du sport dans des clubs sportifs. En outre, 58% affirment en faire de leur propre initiative, avec les copains. Le rythme de vie trépidant entame surtout la pratique sportive des personnes d’âge actif. Et en particulier les classes d’âge de 24 à 45 ans, surchargées de soucis liés à la carrière professionnelle et à la constitution de la famille, font moins de sport que les autres classes d’âge. Tous ne font pas des tours de piste de jogging en plein-air Les habitudes sportives des citoyens en Finlande et ailleurs en Europe semblent évoluer dans une direction surprenante. La diminution de l’activité sportive quotidienne et les différences au niveau des modes de vie des jeunes expliquent surtout l’exacerbation des différences que l’on observe dans la condition physique des jeunes. En Finlande comme ailleurs, en Europe, les jeunes qui font activement du sport et de manière très suffisante sont de plus en plus nombreux, mais il y a également ceux qui n’ont aucune activité sportive. La pratique sportive, chez les jeunes, ne semble donc avoir régressé ni en Europe ni en Finlande, durant les dernières décennies écoulées. Ce serait même plutôt le contraire. Simplement, l’enthousiasme vient de disciplines de plus en plus variées et des accessoires que leur pratique nécessite. Bâtons nordiques, compteurs de pas, snowboard, patinage de randonnée, randonnées-aventure, pratique du vélo tout terrain, accessoires de salles de musculation et nouvelles formes de gymnastique, sports de combat et sports d’équipe incitent les masses. Mais en même, la ferme décision d’environ un cinquième des personnes interrogées de faire le moins possible de sport se renforce également. Et le moins possible signifie si peu de sport que l’on peut parler de menace en terme de santé publique. Vingt pour cent des jeunes Finlandais et des jeunes Européens n’ont aucune pratique sportive hebdomadaire. Selon les recommandations en matière de sport de santé, l’adulte a besoin de faire activement (efficacement) du sport trois fois par semaine, tandis que chez les enfants; chez les jeunes en pleine croissance, cette pratique doit être quotidienne. Les disciplines sportives traditionnelles permettant de développer l’endurance, comme le ski de fond en Finlande et la tradition des jeux en équipe dans le centre de l’Europe, n’ont plus la faveur dont elles jouissaient. Les disciplines qui permettent d’accroître la maîtrise de la région moyenne du corps, comme le skate, le snowboard et les nouvelles formes de gymnastique ont trouvé un terrain propice à leur développement.
La santé et le bien-être sont les motifs majeurs de la pratique sportive chez les adultes finlandais. C’est également une raison importante de la promotion du sport de santé. L’absence de pratique sportive est un facteur significatif de menace pour la santé publique. La population finlandaise vieillit rapidement. En 2002, cette population comptait parmi les plus âgées en Europe. Pour la promotion de la santé d’une population vieillissante, le sport est un des moyens les plus importants et un des moins coûteux. | Baignade hivernale en plein-air et marche nordique |  |
On observe une prise de conscience des bienfaits de ces pratiques, tandis que la participation à des actions bénévoles collectives, destinées à promouvoir la santé préventive selon la formule finlandaise, s’affirme. L’administration des sports comme le secteur des affaires sociales et de la santé s’y emploient. Des innovations et un savoir-faire ont également vu le jour au sein des organisations.
La marche nordique est une bonne illustration de ce qui précède. On trouve les origines de cette discipline d’une part dans l’entraînement spécifique des skieurs en été, d’autre part dans la marche athlétique qui a vu le jour aux États-Unis; sa pratique utilisait également, comme moyens artificiels, des bâtons de ski. La marche nordique, telle qu’elle est pratiquée en Finlande, est une application de la technique traditionnelle du ski de fond; l’usage des bâtons rythme la marche et permet d’allonger le pas. L’association du sport pour tous et du sport de santé Suomen Latu ry a inscrit la marche nordique à son programme en 1997. Cette discipline, qui faisait un peu sourire au début, a connu un essor fulgurant. Trois ans après ses débuts, près d’un demi million de Finlandais pratiquaient régulièrement la marche nordique et ils étaient près de 1,5 million à s’y être essayés. La natation est une des formes de sport pour tous parmi les plus prisées. La baignade dans l’eau glacée s’inscrit, pour sa part, dans la tradition finlandaise ancestrale du sauna. Cette forme de baignade, destinée à entretenir la condition physique, a commencé à se généraliser dans les années 1980. À l’heure actuelle, environ 120.000 nageurs de la saison blanche s’y adonnent. En outre, ils sont tout aussi nombreux, en Finlande, à fréquenter leurs chalets et les centres de vacances pour cette pratique. La baignade hivernale dans l’eau glacée a principalement les faveurs des quadragénaires de sexe féminin. La moitié des adeptes qui vont chercher dans l’eau froide santé et tonus sont des femmes. Autre caractéristique bien finlandaise, des concours sont bientôt organisés, quelle que soit la discipline. La baignade dans l’eau glacée n’échappe pas à la règle. Organisés en 1989, les premiers championnats de Finlande de cette spécialité ont réuni une centaine de participants. Un peu plus d’une décennie plus tard, plus de 1.200 nageurs se mesuraient déjà, dans un bassin de 25 mètres. Les premiers championnats du monde de natation dans l’eau glacée furent organisés à Helsinki en février 2000. L’eau – un élément qui exerce un attrait multiple Les aquasports intéressent aussi et de plus en plus de larges couches de la population. Les piscines et les spas s’emplissent de nageurs mais également d’adeptes de l’aquajogging et des disciplines modernes d’aquatraining, de familles de bébés nageurs. Il y a aussi ceux qui cherchent l’aquarelaxation en écoutant de la musique et d’autres aquasportifs. Et déjà un bébé sur dix est un bébé nageur. Sur les quelques 56.000 à 60.000 bébés qui naissent chaque année en Finlande, environ 10% participent avec leurs parents cette forme de baignade qui s’adresse spécifiquement à eux. La ceinture d’aquajogging vise à inciter les vacanciers retirés dans leurs cabanons et leurs chalets à la campagne à s’adonner à cette pratique dans les eaux qui bordent les rives des lacs. La condition physique y gagne, la nature offre un plaisir à savourer et la position debout n’impose pas, comme la natation, de contraintes à la région du cou et des épaules. L’eau détend et élimine le stress tout en offrant à de nombreux malades touchés par des affectations de longue durée le seul environnement sportif indolore. La résistance qu’elle offre accroît efficacement la condition physique, favorise l’amaigrissement tant en raison de la déperdition thermique que de la consommation d’énergie cinétique; elle réduit le gonflement et affermit les muscles. L’aquasport est également bénéfique pour les enfants et les adultes dont l’état nécessite un soutien particulier. Dans les plus grandes villes, il existe déjà, depuis longtemps, des groupes participant à des écoles de natation et des groupes d’aquagym destinée aux enfants et aux adultes handicapés, souffrant de longues maladies ou dont l’état se traduit par des besoins spécifiques dans leur pratique des aquasports.
La santé - un solide motif mais aussi un objectif du sport
Justifier la pratique sportive au nom de ses effets sur la santé n’a rien de nouveau. Le premier phénomène officiel du genre remonte en effet à 1843. Le règlement des lycées et de l’école qui fut adopté cette année-là faisait en effet de la gymnastique une matière obligatoire car « l’exercice corporel est nécessaire pour que l’enseignement théorique ne se fasse pas au détriment du bien-être physique. » Dans l’administration de l’État, le Ministère de l’Éducation a donc assumé, pratiquement seul pendant longtemps, la promotion du sport jusqu’aux années 1980. Le rôle actif du Ministère des Affaires sociales et de la Santé au chapitre de la promotion du sport s’est affirmé à partir de 1995. Le programme intitulé « En forme à tout âge » (en finnois « Kunnossa kaiken ikää », KKI) fut alors lancé, conjointement avec le Ministère de l’Éducation. Le sport a aussi été pris en compte dans d’autres grandes stratégies nationales, dans les programmes et même dans le programme gouvernemental. | En forme à tout âge- encourager les quadragénaires |  |
Ce programme est l’exemple par excellence de solutions pratiques qui font leurs preuves. Le programme « En forme à tout âge » soutient de multiples manières les acteurs locaux qui s’emploient à inciter à faire du sport ; il vise en particulier les personnes d’âge actif et les retraités qui, du point de vue de leur santé, en font trop peu. À l’heure actuelle, on dénombre en Finlande plus de 600 projets de santé pour le sport qui bénéficient du soutien du programme KKI. Dès les cinq premières années, en 1995-1999, les quadragénaires étaient 13% plus nombreux à faire du sport.
Le programme KKI encourage la naissance de nouvelles formes de coopération et de groupe de pratiquants sportifs ainsi que des activités là où l’attrait exercé par les clubs sportifs traditionnels s’avérait insuffisant. L’idée est de placer la barre suffisamment bas pour inciter à faire du sport. Les débutants sont dirigés de manière compétente et ils sont encouragés à poursuivre leurs activités sportives par eux-mêmes. Le sport de santé finlandais peut être considéré, à juste titre, comme une réussite. Le sport et la santé se confortent mutuellement ; pour la société, ce constat est primordial. La promotion de la santé s’est enrichie d’un moyen qui permet à chacun la pratique de son choix. De nouvelles méthodes et de nouveaux services ont ainsi été élaborés. Qui plus est, des citoyens de plus en plus nombreux découvrent des expériences positives et des pratiques qui leur sont bénéfiques.
Le bénévolat est le moteur du sport pour tous Le sport pour tous et le sport de compétition occupent une place importante dans la vie des Finlandais. Plus de 800.000 d’entre eux pratiquent activement une forme de sport dans des clubs. Plus d’un demi-million de jeunes et d’adultes font du bénévolat dans les clubs. Les activités physiques et sportives non-compétitives des années 2000 sont plus variées que jamais. L’activité associative en faveur du sport pour tous et du sport de compétition s’honore de solides traditions en Finlande. Le premier club sportif y fut créé dès 1856. Le bénévolat au sein des clubs d’intérêt général est, à juste titre, le pilier de l’édifice culturel sportif du pays. Il privilégie avant tout l’activité des jeunes. Les clubs présentent une grande diversité. Leurs activités peuvent privilégier le sport de compétition et le sport de haut niveau, les activités de loisir des enfants et des jeunes ou encore le sport pour tous et le sport de santé des adultes. Au total, 40% des enfants et des jeunes (430.000) pratiquent dans les clubs sportifs. Un adulte sur dix (près de 400.000) font du sport dans les clubs sportifs. En outre, grâce aux campagnes de promotion, des centaines de milliers de citoyens font du sport. L’Association du sport pour tous et du sport de compétition (Suomen Liikunta ja Urheilu ry, SLU) est l’organisation faîtière des organisations sportives. Elle a une triple mission de coopération, de défense d’intérêt et de services. Les 126 organisations qui ont adhéré à la SLU rassemblent plus de 1,1 millions de Finlandais. Faire découvrir les activités physiques et sportives aux enfants dans les cercles de l’après-midi Les activités physiques et sportives jouent un rôle significatif de communautarisation. Parmi les enfants, en Finlande, un sur trois seulement fait suffisamment de sport quotidiennement, c’est à dire au moins une heure par jour, du point de vue de sa santé. L’après-midi est, par conséquent, le moment propice pour augmenter l’activité sportive quotidienne. En conséquence, l’organisation de promotion du sport chez les enfants (Nuori Suomi - litt. Jeune Finlande) a lancé, en 1998, un projet intitulé « L’après-midi sportif » (Liikkuva iltapäivä). D’abord, ce furent les parents des enfants et diverses associations et quelques clubs qui entreprirent d’organiser les premières activités. A partir de 1999, l’État se mit à accorder une aide aux activités sportives de l’après-midi. Les modèles de fonctionnement se généralisèrent. Une organisation, un club ou une paroisse mettait en œuvre la garderie des enfants; de son côté, la commune mettait à la disposition des divers groupes d’activités de loisirs les locaux et les espaces où ils pouvaient faire venir leurs propres cercles. La Loi sur les activités de l’après-midi des enfants de première et de deuxième année de scolarité (les 7-8 ans) est entrée en vigueur en automne 2004. Aux dires de diverses ONG, participer est ce qui compte le plus. Les activités des enfants durant l’après-midi sont ainsi liées à une communautarisation: le réseau de protection de proximité autour de l’enfant se trouve renforcé. Par la même occasion, celui-ci se voit offrir la possibilité d’expérimenter différentes formes d’activités physiques et sportives et de trouver des activités de loisir qu’il souhaitera peut-être poursuivre par la suite. | Le sport de haut niveau se réorganise |  |
Les Finlandais sont loin d’être indifférents à la réussite des leurs dans la compétition sportive. Pour la grande majorité d’entre eux (78%), la réussite des athlètes finlandais dans la compétition internationale est assez importante voire absolument essentielle. C’est surtout du ski, de l’athlétisme, du saut à ski et du hockey sur glace que l’on attend la réussite.
Le sport de haut niveau a été largement repensé, ces dernières années, bien au-delà de ce que révèlent les statistiques, notamment du nombre de places sur le podium. Le rapport d’un groupe de travail rendu en été 2004 faisait le point sur le financement du sport de haut niveau, son développement et sur la place qu’il occupe dans la vie sportive en Finlande. Le sport de haut niveau finlandais a quelque peu battu de l’aile. La réussite sportive n’a pas répondu aux attentes. Les revenus faramineux de certains athlètes professionnels ont dominé les titres dans les médias. L’aide accordée par la société au sport de haut niveau a été remise en cause. Le parrainage du sport est en perte de vitesse. Pour la société l’investissement en faveur du sport des jeunes et du sport de santé s’est avéré plus gratifiant sur le plan social. Dans la comparaison entre les Pays Nordiques, les recettes provenant des activités de parrainage du sport en Suède sont près de quatre fois supérieures à ce qu’elles sont en Finlande, et environ deux fois supérieures en Norvège et au Danemark. Au chapitre de l’aide versée par l’État, également, la Finlande est nettement à la traîne des Pays scandinaves. Le milieu sportif estime que la publicité et les revenus dont jouissent les athlètes de plus haut niveau mondial forgent l’idée et les opinions que l’on a sur le sport. Mais dans le sport de haut niveau, en Finlande, ces athlètes ne sont qu’une poignée. Même constat pour les clubs, lorsqu’ils peuvent être nettement considérés comme des entreprises commerciales. Le groupe de réflexion sur le sport de haut niveau estime à environ 2.000 le nombre des athlètes de haut niveau en Finlande et que le sport constitue la principale source de revenu d’environ la moitié d’entre eux. Les athlètes de haut niveau du handisport sont moins d’une centaine. Le hockey sur glace et le football fournissent la grande majorité des professionnels. L’État n’aide pas le sport de compétition au niveau ligue nationale. Le Comité olympique finlandais définit comme sport de haut niveau les activités du niveau des sélections nationales, chez les adultes et chez les jeunes de 16 à 18 ans, dont l’objectif vise la réussite dans les grandes compétitions internationales. Le handisport a les mêmes visées. Les milieux sportifs estiment qu’il y a lieu de distinguer les athlètes professionnels internationaux des athlètes qui bénéficient d’une aide et ont des revenus. En Finlande, sont principalement considérés comme professionnels et internationaux les athlètes qui évoluent sous contrat de travail dans des équipes et pratiquent des disciplines individuelles au sein de clubs ou d’écuries sportives. Ils gagnent leur vie sous la forme de salaires versés directement par ces clubs ou ces écuries ou sous forme de recettes gagnées en compétition et de contrats passés avec des entreprises. Les Kimi Räikkönen (Formule 1), Teemu Selänne (hockey sur glace), Jarkko Nieminen (tennis) et Sami Hyypiä (football) sont dans ce cas. L’autre catégorie d’athlètes professionnels de haut niveau comprend celles et ceux qui touchent d’importantes recettes de compétition et de parrainage, versées par les fédérations sportives et par le comité olympique national; tels sont, par exemple, le sauteur à ski Janne Ahonen et le skieur alpin Kalle Palander. Les joueurs des sports d’équipe qui évoluent dans leur pays en championnats de différentes divisions forment une troisième catégorie d’athlètes professionnels ou semi-professionnels. Le salaire versé par les clubs constitue la majeure partie de leur revenu.
Les athlètes de haut niveau « traditionnels » font du sport plutôt grâce à des aides qu’à des salaires proprement dits. Leurs revenus proviennent de plusieurs sources: aide à l’entraînement versée par les fédérations sportives et par le comité olympique ; bourses versées aux athlètes ; recettes de participation aux compétitions et versements par les sponsors. On trouve ces athlètes dans les disciplines dites majeures : exemples, le sprinter Markus Pöyhönen, la nageuse Hanna-Maria Seppälä et le marathonien Janne Holmen.
Les athlètes de haut niveau sont eux aussi issus de l’activité associative au sein des clubs. Le maintien de son dynamisme est également vital pour le sport de haut niveau. Ce dernier et l’activité associative se retrouvent le plus clairement dans le cas des jeunes au talent prometteur. Ces jeunes athlètes font partie des groupes entraînés par les fédérations sportives ou de programmes d’aide aux jeunes mis en œuvre par le comité olympique. Dans leur cas, la première source de financement est l’aide de leurs parents, des clubs et des fédérations sportives.
Le succès mérite d’être soutenu
Les pouvoirs publics (l’État) n’abandonnent pas le sport de haut niveau. Celui-ci est aidé. La loi sur les activités physiques et sportives et le programme gouvernemental fixent les orientations à cet égard. La question est plutôt de savoir à quelles conditions la société souhaite-t-elle aider le sport de haut niveau et favoriser sa réussite. L’objectif visé est de créer les conditions permettant le sport de haut niveau, dirigé et mis en œuvre de manière professionnelle, durable également sur le plan éthique, mais non-lucratif sur le plan commercial. Les chevauchements partiels de responsabilités et d’activités se sont avérés problématiques. On doit s’attendre à un renforcement du rôle du Comité olympique finlandais. La formation des entraîneurs requiert, elle aussi, de la coordination. La grande lacune du système finlandais en matière d’entraînement réside dans le peu d’entraîneurs professionnels. Leur présence est nécessaire tant au niveau de base, dans les clubs, qu’au plus haut niveau. Au modèle de fonctionnement centré sur l’athlète viendra se substituer une formule centrée sur l’entraîneur : l’entraînement de plusieurs athlètes de haut niveau et jeunes athlètes prometteurs doit être confié à des entraîneurs professionnels qualifiés. Les mêmes propositions de développement s’appliquent au handisport. Des mesures visent à favoriser son intégration dans les fédérations sportives. |