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L'origine des Finlandais

Société > Population
12-10-03
Auteur : Finfo
La recherche ethno-historique est pluridisciplinaire. En combinant l'anthropologie biologique, qui étudie l'être humain en tant qu'être biologique formant des populations, la philologie, qui étudie l'évolution des langues et leurs relations à la culture, ainsi que mon propre domaine de spécialité, l'archéologie, soit l'étude des restes anciens et des fouilles, je m'efforcerai de brosser brièvement un tableau ethno-historique des Finlandais et des Sâmis (souvent appelés aussi les Lapons; n.d.t.). par Christian Carpelan, Titulaire d'un DEA et chercheur en archéologie à l'université d'Helsinki
L'anthropologie biologique révèle le patrimoine génétique

Les chercheurs en biologie cellulaire ont déjà attiré l'attention par les résultats de leurs recherches, "révolutionnaires" quant à l'origine des Finlandais et des Sâmis. La biologie cellulaire, en tant que méthode de recherche de la génétique des populations, n'est pourtant pas quelque chose de tout à fait nouveau. Les recherches significatives par leurs résultats ont été menées en Finlande dans les années 1960 et 1970. Selon ceux-ci, un quart des gènes des Finlandais serait d'origine sibérienne et trois quarts d'origine européenne. Les Sâmis, par contre, se distinguent par un patrimoine génétique particulier, comportant des traits nettement occidentaux mais aussi des traits orientaux. L'étude des relations de parenté génétique entre les populations d'Europe distinguent les Sâmis des autres, mais les autres peuples parlant des langues ouraliennes ont également un cachet qui leur est propre.

Le patrimoine génétique contenu dans les gènes des mitochondries des cellules, l'ADN mitochondrial, est entièrement hérité de la mère car les molécules d'ADN correspondantes contenues dans les spermatozoïdes sont vraisemblablement détruites après la fécondation. Depuis les années 1980, l'étude du patrimoine mitochondrial offre des possibilités d'établir la parenté biologique des populations et la descendance matrilinéaire. Les résultats indiquent que l'homme d'aujourd'hui est né en Afrique voici quelque 150.000 ans, estime-t-on. De là, les hommes actuels auraient migré et finalement peuplé la quasi totalité des continents de la planète.

Les recherches sur l'ADN ont permis d'établir que la majeure partie des populations de l'Europe, y compris les Finlandais, ne diffèrent guère les unes des autres. L'ADN mitochondrial révèle chez les Finlandais un patrimoine génétique considéré comme occidental. Par contre, dans les recherches sur les gènes du noyau, les Finlandais se distinguent, dans une certaine mesure, des autres Européens. L'écart résulte du fait que la diversité observée dans l'ADN mitochondrial est issue d'un passé beaucoup plus ancien - plusieurs dizaines de milliers d'années, que la diversité observée dans le noyau, pour lequel la perspective dans le temps se compte en milliers d'années.

L'énigme des Sâmis

Dans les recherches sur l'ADN, les Sâmis et les Samoyèdes se différencient, de manière significative, les uns des autres et de l'essentiel des Européens. Si l'on sait que les Samoyèdes ont essaimé dans le nord-est de l'Europe, à partir de la Sibérie, ils ne font pas partie de l'histoire ancienne de la population de notre continent. Par contre, il est significatif que l'ADN mitochondrial distingue les Sâmis des autres Européens. Ce que les chercheurs ont identifié comme étant le motif Sâmi - une combinaison de trois mutations - et qui se manifeste chez plus d'un tiers des Sâmis examinés, n'a été observé, dans la population la plus étudiée du monde, que dans un échantillon finlandais et dans cinq échantillons caréliens. Les ancêtres des Sâmis ont-il vécu, à un stade de leur histoire, dans l'isolement génétique?

Les chercheurs spécialistes de l'ADN caractérisent le patrimoine génétique des Finlandais comme occidental, indo-européen. Mais la notion d'indo-européen est un terme linguistique qui, repris en génétique de la population, crée la confusion. La famille linguistique indo-européenne n'est pas présente dans la perspective temporelle de plusieurs dizaines de milliers d'années que considèrent les chercheurs de l'ADN; en effet, l'histoire de son évolution - comme celle des autres familles linguistiques en Europe - est certainement plus courte. Les chercheurs spécialistes de l'ADN pensent néanmoins que la population finno-ougrienne aurait reçu des communautés agraires indo-européennes des apports génétiques - et, dès lors, linguistiques. Les nouveaux venus ont modifié le patrimoine génétique de l'ancienne population mais ils auraient adopté la langue de celle-ci. Ce qui expliquerait l'origine des Finlandais selon les spécialistes de l'ADN. Mais les Sâmis, selon eux sont une population beaucoup plus ancienne et leur origine reste à établir.

La philologie examine la parenté linguistique

La langue est une importante caractéristique pour définir les communautés ethniques; en tant que peuples, Finlandais et Sâmis peuvent être principalement définis grâce aux langues. Les Finlandais parlent une langue ouralienne, comme les Sâmis, les Estoniens, les Maris, les Ostyaks, les Samoyèdes et plusieurs autres. A l'exception des Hongrois, les peuples qui parlent des langues ouraliennes vivent dans la zones de la forêt boréale et de la toundra, qui s'étend de la Scandinavie à la Sibérie occidentale. Les langues ouraliennes sont apparentées entre elles. Au fil des temps, elles se sont différenciées à partir d'une origine commune, mais il n'y a pas encore d'unanimité quant à la manière dont se sont formé le berceau de la protolangue et son origine.

Jusque-là, on pensait généralement que la protolangue ouralienne ou finno-ougrienne était originaire d'un berceau restreint situé en Russie orientale, d'où les communautés locutrices se seraient dispersées dans différentes directions en se différenciant sur le plan linguistique. Au terme de leur pérégrination progressive, les ancêtres des Finlandais seraient finalement arrivés en Finlande. Cette théorie s'étant avérée improbable, plusieurs modèles ont été élaborés. L'un d'eux situe le berceau commun dans le centre de l'Europe. De là, le peuplement aurait diffusé dans la région fenno-scandinave, où se serait produite l'évolution linguistique conduisant à la langue sâmi actuelle. Les ancêtres des Finlandais se seraient transformés en "Sâmis indo-européanisés" grâce aux influences baltes et germaniques - de nature démographique, culturelle et linguistique.

Selon ce que l'on appelle la théorie du contact, on peut penser que les proto-langues des langues actuelles se sont développées par suite de la convergence résultant de leur interaction; la notion de berceau commun ne cadre pas avec cette théorie du contact. Selon une récent variante de cette théorie, la protolangue ouralienne aurait été une langue commune parlée sur tout le front du glacier continental, de l'Atlantique à l'Oural. La protolangue indo-européenne aurait été dans une situation similaire, plus au sud. Ses locuteurs auraient adopté par la suite l'agriculture et auraient commencé de diffuser dans les diverses parties de l'Europe. Les langues indo-européennes auraient alors commencé à repousser les langues ouraliennes tout en influençant l'évolution de celles qui ne se seraient pas déplacées.

Toutefois, de nombreux linguistes estiment que les langues ouraliennes possèdent plusieurs points au niveau de leurs structures de base - de la grammaire aussi bien que du vocabulaire - et que ces similitudes ne sauraient s'expliquer par des contacts entre des langues appartenant à différentes familles linguistiques. On peut, au contraire, supposer l'existence d'une sorte de noyau commun, de centre d'expansion, dont les éléments majeurs sont originaires et où les locuteurs d'autres langues éventuellement touchées par cette expansion auraient modifié leur langue au profit d'une forme linguistique proto-ouralienne. La même remarque vaut pour la famille des langues indo-européennes.

L'archéologie révèle l'âge du peuplement

Le matériel archéologique montre que des communautés représentant l'homme actuel sont passées en Europe durant une période qui se situerait entre 40.000 et 35.000 ans avant JC. La population migrante était, peut-être, génétiquement cohérente. Certes, des mutations se sont produites, comme l'indique le "motif sâmi", sans peut-être se traduire pour autant par des conséquences équivalentes. Il est évidemment possible que seuls les ancêtres des Sâmis aient vécu dans un isolement génétique suffisant pour que la particularité apparue à un certain moment ait pu se maintenir et leur être commune. Lorsque l'homme d'aujourd'hui a essaimé en Europe, c'est au moment de la phase relativement chaude de la glaciation dite de la Vistule. Durant la période 20.000 à 16.000 avant JC, le froid extrême a obligé les hommes à se retirer plus au sud des régions qu'ils peuplaient déjà. Le centre de l'Europe s'est diversifié, de même que la région des fleuves Oka et Kama. Après le pic de froid, l'évolution a été marquée par un réchauffement, non pas régulier mais interrompu par quelques stades intermédiaires très froids. Les communautés humaines ont peu à peu regagné la zone qu'elles avaient abandonnées quelques millénaires plus tôt. Dans le même temps, le glacier continental a commencé à rétrécir, libérant de nouveaux espaces propices au peuplement. La glaciation a pris fin environ 9.500 ans avant JC., avec un réchauffement dramatique du climat. On estime que la température moyenne de l'année aurait même augmenté de sept degrés en quelques décennies. En un millier d'années, le glacier continental restant a disparu.

Le changement climatique a, naturellement causé d'importants changements dans l'environnement. La toundra qui longeait le front du glacier continental s'est boisée, les hordes de rennes sauvages ont fait place aux élans. Le mésolithique qui succède, vers 8.000 avant JC, au Paléolithique est marqué par l'adaptation, dans tous les domaines, des communautés humaines aux changements de l'environnement. En même temps, dans le nord de l'Europe, commence le peuplement des zones de peuplement actuelles des peuples ouraliens.

La Scandinavie est peuplée à partir du centre de l'Europe

Une grande partie des ressources en eau de la planète sont fixées dans les glaces continentales de divers continents. Le niveau de l'océan était alors plus bas que son niveau actuel et, par conséquent, de vastes étendues qui constituent aujourd'hui le fond de la mer, formaient une région littorale habitable. Le continent de la Mer du Nord, situé entre l'Angleterre et le Danemark, était de cette nature. Les découvertes sous-marines fortuites indiquent que la région était peuplée au stade final de l'ère glaciaire.
Les archéologues norvégiens estiment que les communautés pionnières parties du continent de la Mer du Nord, dont la pêche en mer était la principale activité, ont progressé rapidement le long des côtes norvégiennes en direction du Finnmark et jusqu'à la Péninsule du pêcheur (à l'est du fjord de Varanger, littoral de la Mer de Barents; n.d.t.), vers 9.000 avant JC. Plusieurs archéologues supposaient auparavant que le peuplement primitif du littoral du Finnmark - la culture dite de Komsa - s'y serait établi, venant de Finlande, de l'est européen ou de Sibérie. toutefois, le matériel archéologique actuel ne vient pas étayer cette hypothèse.
Une population pionnière venue du littoral norvégien semble s'être dirigée du littoral norvégien vers l'intérieur des terres, en direction du nord de la Suède et, vraisemblablement aussi, vers la Haute-Laponie. Vers 6.000 avant JC, un deuxième courant de colonisation venant d'Allemagne et du Danemark, se dirige le long de la Suède en direction du nord pour atteindre, lui aussi, la Haute-Laponie. Une population fondatrice peuple le littoral norvégien, mais la population fondatrice installée dans les terres intérieures du nord de la Scandinavie est constituée par la fusion de deux populations d'origines différentes. La distribution géographique du "motif génétique sâmi" est-il une indication qu'il ne serait apparu qu'après le peuplement du nord de la Scandinavie?
Les découvertes d'emplacements funéraires permettent de conclure que les colonisateurs de la fin du Paléolithique de l'Europe centrale et leurs descendants du Mésolithique, qui ont peuplé la péninsule scandinave, étaient des "européides", caractérisés par leur dentition de taille relative forte. Ce trait peut paraître cocasse, mais il est considéré comme un signe distinctif important de ce types d'hommes. Quant à savoir quelle fut la langue de ces communautés, la question restera probablement à jamais une inconnue. Je ne vois cependant pas la moindre raison de poser l'hypothèse que les colonisateurs de la fin du Paléolithique de l'Europe centrale, pas plus que leurs descendants qui ont migré vers la Scandinavie, n'auraient parlé une protolangue ouralienne.

En Europe orientale, fusion de plusieurs groupes de population

Si l'on considère les premiers peuplements de l'Europe du nord-est, la situation semble plus complexe que celle de la Scandinavie; en effet, les colonisateurs semblent être venus de plusieurs directions.

Les communautés paléolithiques du sud de la Russie peuplent la steppe, laquelle commence à s'assécher dans sa partie orientale vers la fin de l'ère glaciaire. A la même époque, la zone centrale de la Russie commence à se boiser. Elle offre probablement un environnement plus généreux que la steppe qui s'assèche. Le peuplement paléolithique du bassin du Don s'achève, vraisemblablement, avec l'installation de ses habitants dans les bassins de l'Oka et de la Kama. Le matériel archéologique provenant du peuplement pionnier du paléolithique supérieur ainsi né dans la zone centrale de la Russie offre néanmoins davantage d'indications indirectes de preuves concrètes.

Au terme de l'ère glaciaire, la partie orientale du sud de la Russie formait une zone désertique faiblement peuplée, mais à l'ouest, dans le bassin du Dniepr, un peuplement du paléolithique supérieur fleurissait. De là également, une population se dirige vers les espaces boisés de la zone centrale de la Russie. L'adaptation de la population du paléolithique supérieur de Pologne, de Lituanie et de la Biélorusse au boisement s'accompagne aussi d'un déplacement vers la zone centrale de la Russie. Au début du Mésolithique, il semble donc qu'il y ait eu, dans cette zone, trois communautés représentant différentes populations concurrentes pour les possibilités de subsister.

Lorsque la zone boréale des conifères, c'est à dire la taïga, s'est étendue vers le nord, les communautés fusionnées ont suivi celle-ci, atteignant le 65ème degré de latitude nord vers 7.000 avant JC. Elles entreprennent alors de peupler les franges septentrionales de l'Europe. La calotte fenno-scandinave aurait formé, semble-t-il, la limite entre des courants de peuplement venues s'installer vers le nord, d'une part, via la Scandinavie et, d'autre part, via la Carélie. Les archéologues russes, de leur côté, ne voient pas de signes de courant paléolithique ou mésolithique se dirigeant vers l'ouest, venant de Sibérie.

Des monuments funéraires ont également été étudiés dans le nord de l'Europe orientale. Les crânes des défunts révèlent deux types différents, européides et mongoloïdes; c'est sur cette observation qu'a été fondée la thèse d'un courant migratoire provenant de Sibérie qui se serait dirigé vers l'Europe orientale. L'élément "sibérien" identifié dans le patrimoine génétique des Finlandais abonde dans ce sens. La contradiction apparaît du fait que l'on ne parvient pas à constater un tel courant dans le matériel archéologique.

Selon les vues les plus récentes, il ne s'agit pourtant pas de deux populations différentes mais plutôt d'une variation survenue au sein d'une seule et même population. Dans son ensemble, la population est tout à fait différente de celle trouvée à l'ouest. La différence décisive réside dans la dentition. Les Européens de l'est présentent des dents relativement petites comparé aux dents relativement grandes des Scandinaves et c'est précisément ce qui constitue une différence très ancienne. Les crânes trouvés dans les monuments funéraires indiqueraient donc que les premiers colonisateurs de l'Europe orientale auraient principalement appartenu à une population est-européenne ancienne, qui aurait longtemps vécu séparée de la population installée en Scandinavie. L'élément "sibérien" identifié dans le patrimoine génétique des Finlandais aurait-il, en fait, une très ancienne origine est-européenne?

Les Sâmis actuels présentent aussi comme caractéristique leur petite dentition; par référence à ce fait, d'aucun ont avancé qu'ils descendraient d'une population mésolithique est-européenne, caractérisée par une petite dentition. Les résultats des recherches archéologiques et de la génétique de la population ne viennent cependant pas étayer une telle conclusion.La petite dentition des Sâmis s'est-elle alors développée de manière indépendante ou bien est-elle apparue plus tard? Dans le second cas, on peut se demander si la population qui s'est déplacée du nord de la Finlande et de la Carélie orientale vers la région actuellement occupée par les Sâmis y est pour quelque chose. L'archéologie permet d'observer de tels mouvements de population vers le nord à l'âge du bronze et au début de l'âge du fer.

La protolangue ouralienne est peut-être venue d'Europe orientale

Comment expliquer alors que le finnois soit rattaché aux langues ouraliennes? Je pense que l'évolution des langues actuellement parlées en Europe a débuté au paléolithique, par suite des changements socio-économiques résultant d'une adaptation au stade final de l'ère glaciaire. Je présume que l'origine de la protolangue ouralienne se situe en Europe orientale où, durant l'expansion qui a suivi l'ère glaciaire, il y a eu une langue parlée par une population et que cette langue est devenue le vernaculaire qui a fini par écarter les langues parlées par d'autres populations ayant essaimé dans la région. Le peuplement ayant pris de l'essor, des cultures mésolithiques régionales ont fait leur apparition, entre la Mer Baltique et l'Oural et parmi elles la protolangue ouralienne a commencé à se différencier. Les mouvements de population dans cette région et les influences révélés plus tard par l'archéologie, indiquent à mon avis, que l'évolution des langues ouraliennes ne s'est pas faite selon le modèle de l'arbre généalogique et de ses embranchements distincts. La métaphore du "buisson", proposé par certains linguistes, conviendrait mieux .

Le peuplement précoce du nord de la Finlande représente approximativement la population fondatrice est-européenne, jusqu'au cercle polaire arctique. L'origine du protofinnois, la "grand-mère" des langues parlées par les Finnois de la Baltique et des Sâmis, se situe au moment de la diffusion de la céramique peignée, typique en Finlande, environ 4.000 avant JC. Le protosâme et le protofinnois se sont séparés au stade où la civilisation de la hache d'arme s'est répandue en Finlande occidentale, vers 3.000 avant JC. La différenciation linguistique s'est poursuivie durant l'âge du bronze, jusque vers 1.500 avant JC, les Scandinaves étendant alors leur influence dans cette région, ce qui explique l'apparition de mots d'emprunts protobaltes et protogermaniques.

De là commence l'évolution du protofinnois et, par suite, la différenciation des langues finnoises. Au coeur, à l'est et au nord de la Finlande, où l'effet balte et germanique a été faiblement ressenti, mais de manière relativement forte comparé à l'influence est-européenne, s'est produite l'évolution qui a conduit au protosâme. A partir de là, le protosâme utilisé comme langue du commerce et de la population se répand de la péninsule de Kola jusqu'à une région qui s'étend au Jämtland, du fait des courant survenus à l'âge des métaux.

Je crois, par conséquent, que les communautés du Norrland et de la région de la calotte nordique ont remplacé leur langue originelle, inconnue de nous, par le protosâme, à un stade ultérieur de l'âge des métaux. Les Sâmis actuels ont donc, principalement, une origine génétique différente et, en grande partie, une origine culturelle différente de celle des Sâmis linguistiquement "des origines", qui se sont assimilés par la suite aux Finlandais. Les ancêtres des Finlandais n'ont pas changé de langue, mais ils ont changé d'identité, passant de l'économie de chasse à l'agriculture sous l'effet de la civilisation de la céramique à la ficelle et de l'âge du bronze scandinave.

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