En Europe, aujourd’hui, peu de pays peuvent prétendre qu’ils sont unilingues. Sur les quelques 455 millions d’habitants que compte le Vieux Continent, une cinquantaine de millions parlent une langue différente de la langue officielle du pays où ils vivent. Ces langues minoritaires sont une composante intégrale de notre patrimoine européen. Dans la pratique, les membres des minorités linguistiques d’Europe sont bilingues, ce qui leur permet de contribuer à leur culture tout en faisant partie d’un réseau de contact global. Toutefois, sur le plan de la langue, les membres des minorités linguistiques jouissent rarement du même statut que les locuteurs de la langue majoritaire. La Finlande est l’exception qui confirme la règle.
La Finlande a adopté en mars 2000 une nouvelle constitution. À l’instar de la précédente, la nouvelle constitution énonce que le finnois et le suédois sont les langues nationales de la Finlande. Conformément à la constitution, les pouvoirs publics sont censés satisfaire les besoins culturels et sociaux des populations de langue finnoise et de langue suédoise du pays, sur un pied d’égalité. Concrètement, cela se traduit par l’obligation de prester et de mettre en œuvre les divers services sociaux, l’enseignement et l’information dans les deux langues. La loi stipule aussi le bilinguisme du gouvernement finlandais. En d’autres termes, la législation tout entière et les autres documents importants doivent être disponibles en finnois comme en suédois.
Les droits et obligations linguistiques sont fixés plus en détail dans la législation. Le Parlement finlandais a adopté, le 11 février 2003, une nouvelle Loi sur la Langue qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2004. Lors du vote de cette loi au Parlement, 179 députés (sur 200) se sont prononcés pour et trois contre, résultat jugé encourageant. La nouvelle Loi sur la Langue se base, dans une large mesure, sur l’ancienne loi de 1922, que ce soit sur la manière dont les municipalités sont classées selon la langue qu’en terme d’obligations incombant aux autorités. En vertu de la nouvelle Loi sur la Langue, les locuteurs de langue suédoise ont le droit d’utiliser leur langue maternelle dans leurs contacts avec les autorités dans les municipalités bilingues. Le droit d’utiliser le suédois s’applique tant aux contacts avec les autorités pour traiter telle ou telle affaire que pour la demande d’information. Les autorités sont supposées prester les services dans l’une et l’autre langue, de leur propre initiative, sans avoir à être invitées à le faire. Elles sont également censées veiller à ce que les signalisations, les formulaires, les brochures et autres documentations écrites soient également disponibles et en évidence dans les deux langues. En dernier ressort, les dirigeants de chaque autorité publique en sont responsables. Il devrait également être possible de saisir la direction des plaintes relatives aux insuffisances et aux manquements dans les services en langue suédoise. Le ministère de la Justice suivra l’application de la nouvelle Loi sur la Langue et il prendra toute initiative utile afin de corriger toutes insuffisances et lacunes. Le Chancelier de la Justice et le Médiateur du Parlement suivent l’application de la loi au plus haut niveau, et ils peuvent être saisis des plaintes relatives aux droits linguistiques. | L’histoire |  |
Le pays suédophone, en Finlande, comprend les régions d’Uusimaa, de Turunmaa et l’Ostrobothnie (contrées littorales de la Finlande continentale) ainsi que les îles Aaland (Åland en suédois). Son étendue est restée largement inchangée depuis le 12ième et le 13ième siècles. Cette période médiévale fut marquée par une vigoureuse expansion de colons suédois venus de Suède pour s’installer dans les contrées littorales inhabitées de la Finlande. Sur le plan politique, la Finlande du sud-ouest avait des liens avec la Suède dès cette époque.
Cette expansion suédoise, qui durera jusqu’au début du 14ième siècle, suscita de nouveaux foyers de peuplement en-dehors des régions majeures du centre de la Suède, en particulier des poussées de peuplement vers le Nord (Norrland) et vers l’Est (Finlande). La contrée peuplée par des colons de langue suédoise était géographiquement dispersée et limitée aux contrées littorales. Explication: les ancêtres des Finlandais contemporains auraient déjà peuplé, mille ans auparavant, la Finlande du sud-ouest, la Tavastie (en finnois Häme) et les vallées de l’Ostrobothnie qui étaient les plus propices à l’agriculture.
La Grande Guerre du Nord, de 1700 à 1721, fut une période d’immense bouleversement dans les Pays Nordiques. La Suède, grande puissance à l’époque, sortit exsangue du conflit majeur qui l’avait opposé à la Russie. La Finlande connut des épreuves indescriptibles durant huit années d’occupation russe. Au terme des conflits, une bonne partie de la Carélie et la ville de Vyborg furent cédées, en 1721, à la Russie. Par la suite, en 1741-43, une autre guerre d'occupation de tout le pays, marquée finalement par une importante cession de nouveaux territoires à la Russie. Résultat, la Finlande fut divisée en deux parties : l’une suédoise, l’autre russe. Pour la suédophonie, cette situation se traduisit par le renforcement de l’élément suédois dans la partie suédoise de la Finlande. Parmi toutes les villes cédées, Vyborg était également la seule ville qui avaiot une population suédophone d'importance. La guerre de 1808-1809 eut pour effet de dissoudre l’unité qui régnait entre la Suède et la Finlande depuis plusieurs centaines d’années. Par le traité de paix de Fredrikshamn, la Finlande fut rattachée à l’empire russe, dont elle devint un grand-duché autonome. En dépit de cette situation, la langue russe ne s’imposa pas comme langue dominante ; la Finlande se voyait en effet reconnaître une autonomie sur des questions comme la langue de gouvernement. Le suédois resta la langue prédominante dans l’administration comme dans l’enseignement.
Dans la première partie du 19ième siècle, la langue devint un facteur idéologique, un élément de l’instauration des états-nations dans plusieurs parties de l’Europe. En Finlande, un mouvement nationaliste-romantique en faveur du finnois se dessina. La Société de littérature finnoise, fondée en 1831, et la publication en 1835 du Kalevala, l’épopée nationale finlandaise, en furent les manifestations les plus visibles. Dans un premier temps, ce mouvement finnois ne fut pas hostile au suédois; en fait, il était largement soutenu par des locuteurs suédophones notoires comme le poète Johan Ludvig Runeberg.
Toutefois, avec le temps, le mouvement devint davantage axé sur la langue, dans laquelle il voyait un facteur d’identité national, et il élabora des ambitions politiques claires, promues par des personnalités comme Johan Vilhelm Snellman et Yrjö Sakari Yrjö-Koskinen. Ce mouvement, dit « Fennomane », obtint rapidement des résultats politiques et culturels. En 1863, le finnois se voyait reconnaître un rang égal à celui du suédois comme langue officielle et, en 1906, une réforme législative donnait au finnois un rang qui, dans la pratique, correspondait aux effectifs dominants de la population de langue finnoise du pays.
L’opposition entre le finnois et le suédois, en Finlande, devint plus prononcée durant les années 1870 et 1880. Ces deux décennies furent également marquées par l’émergence d’une contre-réaction des locuteurs suédophones, menée par Axel Olof Freudenthal et par d’autres. Ce fut un mouvement populaire, dont une des formes saillantes était l’éducation populaire ; par ailleurs, l’accent étant mis sur les communautés de langue suédoise dans le monde rural. En même temps, les couches éduquées de la population suédophone se mobilisèrent autour des idéaux d’un État bilingue et des traditions culturelles suédoises. Par l’effet de ces mouvements, le Suédois fut désormais perçu, pour la première fois, comme un facteur d’unité pour tous les locuteurs de langue suédoise, quelle que soit leur position sociale et leur patrimoine.
La chute de l’empire russe, en 1917, permit à la Finlande d’accéder à l’indépendance et de se détacher de la Russie. Tragiquement, l’indépendance fut suivie par une amère guerre civile qui opposa les adeptes des vues socialistes (les Rouges) et les éléments non-socialistes, dits « bourgeois », de la société (les Blancs). La ligne de partition politique tendait aussi à coïncider avec la ligne de partage linguistique. La guerre civile prit fin avec la victoire des seconds. La période qui sépare 1917 et 1923 fut cruciale pour la formation de la société finlandaise telle que nous la connaissons aujourd’hui. Cette période fut aussi celle durant laquelle la langue suédoise établit la position qui est la sienne aujourd’hui. La Constitution de 1919 fit du finnois et du suédois les deux langues nationales de la Finlande. Dans le cadre de l’enseignement, les locuteurs de langue suédoise se voyaient reconnaître un système qui leur était propre ainsi qu’un diocèse ; ces deux composantes forment les pierres angulaires de leur autonomie culturelle. Une unité de langue suédoise fut également instituée au sein des Forces de Défense. En même temps, une solution séparée pour la province d’Aaland vit le jour, solution qui obtint le soutien international; elle s’appuie sur un régime autonome et une langue unique – le suédois – pour l’ensemble de la province.
Les Finlandais de langue suédoise aujourd’hui |  |
On dénombre environ 300.000 Finlandais de langue suédoise, soit 5,6% de la population finlandaise. La plupart d’entre eux vivent dans les régions littorales d’Uusimaa, de Turunmaa et d’Ostrobothnie, Environ 12.000 locuteurs de langue suédoise (4%) vivent ailleurs en Finlande, dans des municipalités entièrement de langue finnoise. Les îles Aaland forment une province autonome entièrement de langue suédoise, qui compte 26.000 habitants. Les structures socioprofessionnelles des locuteurs de langue finnoise et de langue suédoise présentent de nombreuses similitudes. A l’instar des premiers, les seconds occupent souvent des emplois dans le secteur public ou dans le secteur des services. Si l’on trouve des locuteurs de langue suédoise dans toutes les catégories professionnelles, c’est néanmoins dans le commerce et l’agriculture qu’ils sont le fortement représentés.
Les municipalités, en Finlande, peuvent être unilingues (de langue finnoise ou suédoise) ou bilingues; mais, officiellement, une personne peut n’avoir qu’une seule première langue. Une municipalité est réputée bilingue si au moins 8% de sa population ou 3.000 de ses habitants parlent la langue minoritaire locale, le suédois ou le finnois. Mais pour qu’une municipalité bilingue devienne unilingue, le nombre des locuteurs de la langue minoritaire doit avoir diminué pour ne plus représenter que 6% ou moins de l’effectif total de ses habitants. La majorité des Finlandais de langue suédoise vivent dans des municipalités bilingues, ce qui signifie, en pratique, que bon nombre d’entre eux vivent dans un environnement fortement influencé par le finnois. En Ostrobothnie, trois municipalités sont unilingues suédophones. Toutes les municipalités de la province d’Aaland ont le suédois comme langue unique.
Comparé à la plupart des autres pays multilingues et multiculturels, les relations entre les groupes linguistiques sont très bonnes en Finlande. Depuis la seconde guerre mondiale, les controverses linguistiques ont principalement eu pour champs de bataille les colonnes des journaux ou des contextes politiques. Dans la vie quotidienne des citoyens, le contact par-delà les barrières linguistiques est direct, et rares sont de nos jours les locuteurs suédophones qui, dans leurs relations personnelles, peuvent faire état de persécutions ou d’intimidations en raison de leur langue. Au vu des données démographiques, l’avenir de la population finlandaise d’expression suédoise semble plus prometteur aujourd’hui qu’il y a un couple de décennies. La rapide diminution du nombre de locuteurs de langue suédoise que l’on prédisait dans les années 1960 et 1970 n’a jamais eu lieu. À l’heure actuelle, les Finlandais de langue suédoise ont, en moyenne, plus d’enfants que la majorité de la population ; l’émigration vers la Suède a quasiment cessé et des effectifs croissants d’enfants de familles bilingues sont enregistrés comme locuteurs suédophones et fréquentent des écoles de langue suédoise.
Le soin en garderie et l’enseignement préscolaire en suédois sont le choix évident des familles de langue suédoise et de nombreuses familles bilingues. L’enseignement en suédois est crucial pour la survie de la langue et de la culture suédoises en Finlande. Il est assuré par une autorité distincte chargée de l’enseignement en suédois, qui est l’égale de l’autorité responsable de l’enseignement en finnois. Les écoles sont une importante composante du réseau suédois, car les contacts et les liens d’amitiés sont souvent forgés à l’école. On dénombre en Finlande environ 300 écoles de base (primaire + collège) qui offrent l’enseignement en langue suédoise aux élèves âgés de 7 à 15 ans (l’instruction obligatoire débute à l’âge de 7 ans en Finlande).
L’enseignement qui fait suite à l’école de base – lycée, écoles professionnelles et instituts de promotion sociale – est également disponible en langue suédoise. L’enseignement supérieur dans cette langue est dispensé dans deux universités de langue suédoise (l’Åbo Akademi et l’École supérieure de commerce et d’administration de langue suédoise) et dans plusieurs universités bilingues (au nombre desquelles l’Université d’Helsinki, l’Université de Technologie d’Helsinki et le Conservatoire supérieur d’art dramatique) Les régions suédophones de la Finlande s’honorent d’un nombre inhabituellement élevé de quotidiens par rapport à l’effectif de leur population. Onze quotidiens sont publiés dans une zone géographique qui compte 300.000 locuteurs de langue suédoise. Avec un tirage à 52.000 exemplaires, le Hufvudstadsbladet est le plus important quotidien en langue suédoise, précédant le Vasabladet, publié en Ostrobothnie. Les autres journaux paraissant en suédois ont un caractère plus local. S’y ajoutent deux hebdomadaires politiques, Arbetarbladet et Ny Tid, ainsi qu’un vaste éventail de périodiques en langue suédoise, publiés en Finlande. La Radiotélévision finlandaise (YLE) compte une unité distincte de langue suédoise. Les programmes radiophoniques en suédois sont diffusés sur deux chaînes, Radio Vega et Radio Extrem. La télévision de langue suédoise représente un dixième du temps total d’antenne sur les deux chaînes exploitées par YLE. En outre, des chaînes de la télévision suédoise ou une « chaîne mixte » avec une sélection de programmes de son crû sont également visibles en Finlande dans la plupart des régions de langue suédoise. Un certain nombre de sociétés locales de télévision par câble produisent leurs propres programmes en suédois. Une chaîne numérique distincte dans cette langue est entrée en exploitation au sein d’YLE en août 2001. Les Finlandais de langue suédoise sont en contact entre eux par le biais d’une variété d’organisations non-gouvernementales et d’associations. Ce réseau facilite les liens entre suédophones malgré l’éloignement géographique. Des services de garderie, des écoles et l’enseignement postscolaire ainsi que des emplois compètent le réseau. S’y ajoutent certains événements annuels majeurs, par exemple le Stafettkarnevalen, un événement sportif de deux jours, et Popkalaset, qui organise en été des concerts de rock en divers endroits dans les régions de langue suédoise.
Les sports et l’exercice, les clubs de jeunes, les associations culturelles et les sociétés d’histoire locale contribuent tous au maintien du réseau de langue suédoise dans le pays. Les Finlandais de langue suédoise sont actifs dans tous les domaines de la musique et l’on trouve aussi des théâtres disséminés dans les régions de langue suédoise.
La littérature finlandaise de langue suédoise est particulièrement importante pour l’identité des Finlandais suédophone et pour la perception qu’ils ont d’eux-mêmes. Jörn Donner (né en 1933), Märta Tikkanen (née en 1935) et Kjell Westö (né en 1961) comptent parmi les auteurs finlandais contemporains de langue suédoise les plus en vue. L’un des auteurs finlandais les mieux connus dans le monde est Tove Jansson (1914-2001), suédophone elle aussi. Parmi ses œuvres littéraires, les fameux Moumine ont été traduits dans de nombreuses langues du monde entier. La Vallée des Moumines, où vivent ces personnages, a parfois servi de métaphore pour désigner la minorité de langue suédoise qui vit en Finlande, où « tout le monde connaît tout le monde » et où la vie, en conséquence, est plus heureuse et plus sûre.
Lorsque les intérêts économiques, sociaux et culturels du pays sont examinés et gérés aux différents niveaux de l’administration, les locuteurs suédophones sont habituellement présents. Le Parlement finlandais (l’Eduskunta) compte 200 députés ; aux plus récentes élections parlementaires (en 2003), 16 députés de langue suédoise ont été élus.
Seule formation politique de langue suédoise en Finlande, le Parti populaire suédois (le Svenska folkpartiet) a un profil généralement non-socialiste. Aux dernières élections parlementaires, ce parti a enlevé 8 sièges. Les habitants des îles Aaland (en suédois Åland) sont représentés à la Chambre par un député de langue suédoise. Certains autres partis politiques finlandais sont bilingues et comptent dans leurs rangs des députés suédophones. Il s’agit des formations suivantes (entre parenthèses, le nombre de députés suédophones) : le Parti Social-Démocrate de Finlande (1), l’Alliance de Gauche (1), les Chrétiens-Démocrates (1), l’Alliance des Verts (1), les Vrais Finlandais (1) et le Parti de Rassemblement national ou Conservateurs (2). En règle générale, depuis l’indépendance du pays, tous les gouvernements finlandais ont compté dans leurs rangs des ministres de langue suédoise. Le Parti Populaire suédois compte deux ministres au gouvernement nommé en 2003.
L’Assemblée suédoise fut fondée en 1919 pour préserver la position du suédois lors de la rédaction de la Constitution de la Finlande devenue une nation indépendante. Dans sa composition, l’Assemblée suédoise ne recoupe pas les divisions traditionnelles entre les partis ; ses liens régionaux sont vigoureux et des représentants de tous les partis présents au Parlement y siègent.
| L’avenir |  |
Sur le plan sociologique, la question la plus pressante concernant l’avenir des Finlandais de langue suédoise est de savoir comment le nombre croissant de bilingues ressentent les traditions suédophones. Que tant d’enfants de familles bilingues fréquentent des écoles suédoises est une bonne chose; mais il est impossible de dire comment ils verront dans le suédois une composante de leur identité une fois parvenus à l’âge adulte et s’ils se marient avec un locuteur de langue finnoise. Les attitudes au sein de la société en général et la perception du suédois dans l’opinion – dans quelle mesure elle y voit une des langues officielles de la Finlande – ne manqueront pas d’avoir un impact sur les perceptions que les bilingues auront de leur identité. L’intégration économique entre la Suède et la Finlande, dans les années 1990, a lié plus étroitement que jamais les deux pays. Le suédois est devenu plus présent dans la vie quotidienne, et la connaissance de cette langue confère un mérite plus important. L’intérêt croissant des familles de langue finnoise pour les classes d’immersion linguistique en est la preuve. La prestation des services en suédois par les autorités finlandaises est une question que les Finlandais de langue suédoise jugent particulièrement problématique. Les droits linguistiques sont désormais entérinés dans la Loi sur la Langue, moderne et explicite dans ses termes; mais chaque locuteur suédophone a une responsabilité personnelle à assumer pour que la loi soit dûment appliquée dans la pratique. À moins d’une exigence de services prestés en suédois, les autorités ne se sentiront pas réellement incitées à les prester ou à créer des programmes d’enseignement du suédois destinés à leur personnel.
Le souci de préserver un avenir pour les Finlandais de langue suédoise constitue un défi majeur, en particulier du fait qu’il n’y a pas de territoire unifié où le suédois jouit d’une position garantie en Finlande continentale. En conséquence, la coopération par-delà les barrières linguistiques et la promotion des attitudes favorables revêtent une importance croissante pour l’avenir des locuteurs de langue suédoise en Finlande.
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