La Finlande l’attend depuis près de 10 ans. Le successeur de Keke Rosberg et Mika Häkkinen. Un nouveau champion du monde de la compétition suprême du sport automobile. Alors que la saison 2007-2008 a débuté au mois de mars dernier, Kimi Räikkönen fait figure de favori. Une fois de plus dirons-nous. L’espoir finlandais, qui n’en est plus vraiment un, espère enfin décrocher le sacre. Il lui faudra venir à bout de certains concurrents coriaces, l’Espagnol Fernando Alonso, le Brésilien Felipe Massa ainsi que le Britannique Lewis Hamilton. Sans oublier son compatriote Heikki Kovalainen, promu en interne par Renault après le départ d’Alonso pour l’écurie McLaren-Mercedes. Après six saisons blanches, Räikkönen pourrait (enfin) profiter du départ à la retraite de Michael Schumacher pour accéder à la plus haute marche du podium. Retour sur ses années d’espoirs et de frustrations.
Tout commence par le karting. Comme souvent. Kimi Räikkönen fait ses premiers pas au volant d’un kart à l’âge de 8 ans. En 1999, à 20 ans seulement, il participe à ses premières joutes de monoplaces, remportant les quatre courses auxquelles il s’inscrit en Formule Renault. L’année suivante, il gagne sept des dix courses du championnat britannique, ainsi que la compétition elle-même. Sa carrière est lancée. Remarqué par l’équipe Sauber-Petronas, Räikkönen fait ses débuts en Formule 1 en 2001. Des débuts prometteurs puisqu’il se place 4ème à deux reprises et finit la saison à la 10ème place, avec 9 points. McLaren-Mercedes le remarque et lui propose de remplacer un autre Finlandais, Mika Häkkinen, double champion du monde en 1998 et 1999, parti à la retraite. La saison 2002 est plutôt réussie, malgré un moteur Mercedes trop souvent déficient. Iceman – son surnom – termine 6ème au classement final avec 24 points, 4 podiums et un record du tour à son actif. Cette deuxième saison est donc encourageante, mais le pilote doit encore franchir un pallier.
2002 est l’année de la révélation. 2003 sera-t-elle celle de la confirmation ? A nouveau engagé chez McLaren-Mercedes, Kimi Räikkönen réussit là sa meilleure saison. Il remporte son premier Grand Prix, en Malaisie, le 23 mars 2003. Deuxième à sept reprises, il pousse Michael Schumacher dans ses retranchements. L’Allemand doit attendre la dernière course, au Japon, pour obtenir son 4ème sacre consécutif. Avec un total de 91 points, Räikkönen accède à la deuxième place du podium. Rien ne semble arrêter la fulgurante ascension du Finlandais. La suite, pourtant, apparaît comme une succession de déceptions.
La saison 2004 est, n’ayons pas peur du mot, catastrophique. Le moteur Mercedes de la MP4-19 manque de fiabilité et lui interdit rapidement tout espoir de victoire. La saison n’est qu’une accumulation de malchances : casses du moteur, abandons répétés. Schumacher, au volant de sa Ferrari F2004, s’envole au classement. Kimi Räikkönen ne le rattrapera jamais. Malgré une belle victoire en Belgique, à l’heure du décompte final, il totalise seulement 45 points et, surtout, 8 abandons sur 18 courses !
Sa quatrième saison chez McLaren-Mercedes commence plutôt mal. Iceman cumule les pépins techniques. Sa MP4-20 semble aussi peu performante que le modèle précédent. Son talent intact lui permet cependant de lutter jusqu’au bout avec l’Espagnol Fernando Alonso pour la conquête du titre. 6 pôles positions, 7 victoires et 12 podiums plus tard, Räikkönen doit une nouvelle fois se contenter de la deuxième place, avec tout de même 112 points – son record jusqu’à aujourd’hui.
Sa cinquième et dernière saison chez McLaren-Mercedes, Kimi Räikkönen la vit en spectateur de la lutte opposant les pilotes de Ferrari (Schumacher, Massa) et Renault (Alonso, Fisichella). A nouveau, la Flèche d’argent démontre son incapacité à rivaliser avec ses concurrentes. Au final, Räikkönen se place à la 5ème place du classement, avec seulement 65 points. Le Finlandais n’aura même pas réussi à remporter le moindre Grand Prix. Lassé par ces échecs successifs, le pilote s’échappe de l’écurie McLaren-Mercedes. Direction Ferrari où il s’agit de remplacer, dans le cœur des tifosi, le septuple champion du monde, Michael Schumacher.
Moins médiatique que certains de ses concurrents, qui est ce jeune homme que tout le monde surnomme Iceman et qui ne manifeste aucune joie particulière lorsqu’il monte sur le podium ? Räikkönen est d’abord une personne discrète, mal à l’aise face aux appareils photos des journalistes. Ensuite, s’il s’est rendu célèbre en épousant, le 13 juillet 2004, Jenni Dahlman, Miss Scandinavie 2000, le Finlandais fuit autant que possible les affres de la célébrité. Après avoir vécu aux Pays-Bas, en Angleterre et à Monaco, il a récemment trouvé refuge en Suisse, dans l’anonymat d’un pays respectueux de sa vie privée. La Suisse dont le décor naturel lui rappelle celui de son pays d’origine. Les montagnes en plus.
Carte d’identité :
Kimi Räikkönen est né le 17 octobre 1979, à Espoo, en Finlande. Première course en kart en 1987. Débute en Formule 1 en 2001. Avant la saison 2007-2008, Räikkönen comptabilise : - 9 victoires en Grand Prix, - 36 podiums, - 12 pôles positions.
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