| M Alexander Stubb: Technologie verte représente une grande opportunité pour la Finlande |  |
M. Alexander Stubb, Ministre finlandais des affaires étrangères, déclare que l’adoption des technologies de production propres et la réduction d’émissions polluantes ont un effet bénéfique non seulement sur l’environnement, mais aussi sur l’économie européenne et finlandaise.
«L’Union européenne est moins dépendante du charbon qu’aucune autre grande économie dans le monde, et les technologies propres sont en passe de devenir un atout de plus en plus grand pour nous », a affirmé M. Stubb lors du « Cleantech Finland Business Forum
Selon M. Stubb, la mutation profonde de l’économie mondiale se poursuivra vers des modes de production et de consommation plus « verts » avec un faible taux d’utilisation du charbon. Il constate que »l’économie mondiale est déjà entrée dans l’ère de la compétition technologies propres ». Aux Etats Unis, les investissements en la matière sont déjà considérables, et les marchés en voie de développement affichent une croissance encore plus rapide. Si l’Europe veut rester dans la course, il ne faut pas l’ignorer ».
M. Stubb constate que l’Union européenne a le mérite d’être le précurseur dans le domaine de l’action face au changement climatique. « En Europe, on a bénéficié d’un soutien unique pour mettre en place des activités économiques compétitives dans un secteur qui deviendra inéluctablement important ailleurs aussi ».
M. Stubb estime que le changement en cours aura des répercussions importantes sur l’activité des entreprises et la réglementation de celle-ci à la fois à l’échelle nationale et globale. | M. Stubb propose quatre mesures : |  |
1. L’Europe a besoin d’audace pour assumer le rôle de leader au lieu de celui qui se contente de suivre. Tous les moyens doivent être mis en œuvre afin de rompre ce lien entre la croissance économique et l’utilisation accrue de charbon.
2. L’Union européenne devra instaurer une taxe carbone à l’échelle de l’Union au lieu des taxes au niveau national. Aussi, l’Union européenne devra sérieusement envisager à porter le taux de la réduction d’émissions à 30 %.
3. Il faudra faciliter l’activité des entreprises au niveau mondial au lieu de renforcer les mesures protectionnistes. Avec la mutation économique, le risque de voir naître le protectionnisme a augmenté. Pour convenir des règles de jeu, nous avons besoin d’une coopération plus étroite, et à un niveau plus stratégique, entre les pays concernés.
4. Il est important de garder une vision assez large : les technologies propres ne concernent pas seulement le changement climatique, ou les carburants d’origine fossile. De nouveaux défis se présenteront au fur et à mesure que la course pour les autres ressources naturelles (tel que l’eau) s’accélère. Ceci aura un impact sur de plus en plus de secteurs de l’économie et de l’activité des entreprises. |