| Les partenaires commerciaux |  |
L'Union européenne est de loin le principal client et le principal fournisseur de la Finlande. Cette prééminence n'a fait que croître durant les dix dernières années, compte tenu des difficultés politiques et économiques rencontrées par les États de l'ancien "bloc communiste", qui jouaient jadis un rôle non négligeable dans les échanges finlandais.
En 2004 59,2 % des importations du pays (soit plus de 23,85 milliards d'euros) provenaient de l'Union européenne (34 % de la zone euro). Les plus importants fournisseurs étaient l'Allemagne (14,7 %), la Suède (10,9 %), la France (4,6%), le Royaume-Uni (4,5 %), suivis de près par les Pays Bas (4,2 %), l’Italie(3,6 %) et le Danemark (%),.
S'agissant des exportations finlandaises, 57,9 % d'entre elles (soit environ 28,24 milliards) étaient destinées à l'Union (dont 30,2 % à la zone euro). Les plus gros clients étaient la Suède (11 %), l'Allemagne (10,7 %) le Royaume Uni (7,1 %), les Pays-Bas (5,1%), la France (3,5 %), et l'Italie (3 %).
Le reste du monde représente en 2004 42,1 % des exportations et 40,8 % des importations finlandaises. Les échanges (surtout les ventes) avec la principale puissance de ce groupe, la Russie, avaient, au début de la décennie 90, beaucoup souffert de la dislocation de l'URSS, puis, après une reprise relative, ont été sensiblement affectés par la crise économique frappant le pays à partir de 1998. En 1999, les exportations vers la Russie n'ont pas dépassé 4,1% des ventes à l'étranger, alors que pour les importations, le pourcentage avoisinait 7,2%. Un certain redressement a commencé en 2000, et s’est poursuivi en 2002, 2003 et 2004 (8,9 % des exportations et 13,2 % des importations).
L'Asie, avant la "récession" de 1998-99, avait vu sa part progresser sensiblement dans les échanges extérieurs finlandais. La crise en question a interrompu la tendance, mais récemment des éléments encourageants sont apparus. Ainsi en 2004 la Chine fournit 4,9 % des achats finlandais et absorbe 4 % des ventes.
Le rôle des États-Unis est non négligeable (4,6% des importations et 6,4
% des ventes). Ils sont d'ailleurs en 2004, après l'Allemagne, la Suède, le Royaume-Uni, la Russie, le cinquième partenaire commercial d'Helsinki (ils figuraient au troisième rang en 2001, mais ont, depuis, été dépassés par la Russie et le Royaume Uni).
| Les exportations et les importations en 2004 |  |
Exportations
Les matières premières et biens intermédiaires constituaient 50,1 % du total ; les biens d'équipement 34,1 % ; les biens de consommation 11,6% (biens non-durables : 5,9 % ; biens durables : 5,7 %) et les produits énergétiques 4,2 %.
Importations
Les matières premières et biens intermédiaires égalaient 38,9 % du total ; les biens de consommation 28,1 % (non-durables : 15,9 %) ; les biens d'équipement 20,5 % ; et les produits énergétiques 12,4 %.
Les importations de la première catégorie ont beaucoup augmenté, depuis le début de la reprise (1994) et jusqu'en 2000, avec la production industrielle. Celles de biens de consommation durable se développaient aussi à belle allure. Les achats d'équipements (qui concernent de moins en moins les industries du papier, mais sont destinées de façon croissante au secteur des services) sont évidemment liés à la conjoncture. Rappelons que le prix du pétrole a une influence non négligeable sur la part des importations énergétiques ; et que les besoins en énergie importée (variables selon les années et la conjoncture) pourraient progresser à long terme, malgré les économies d’énergie envisagées, et même avec la construction décidée en 2002 d’un cinquième réacteur nucléaire.
Depuis l’apparition de la langueur de la conjoncture mondiale, les courants d’échanges extérieurs en Finlande ont enregistré une relative stagnation, surtout ceux sensibles aux fluctuations internationales. Un certain optimisme semble prévaloir pour 2005.
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