| Actualités du juillet 2010 |  |
Mais la plus forte contraction de la production est désormais derrière nous et bien que la croissance en Finlande fût encore négative pendant le premier trimestre de 2010 et que le pays est officiellement en récession, la Banque de Finlande estime que le taux de croissance sera de 1.6 % en 2010. La reprise de la croissance reste encore timide car les exportations finlandaises ont à peine redémarré. L’estimation est de +1,8 % en 2011 et de +2,2 % en 2012.
La reprise, qui se confirme déjà dans de nombreux pays, aura lieu en Finlande vraisemblablement plus tard dans l’année. L’explication pour ce lent redémarrage réside dans la dépendance de la Finlande à l’égard des exportations, qui ont diminué de 28.6 % en 2009. Or, pour 2010, les pronostics sont enfin positifs. En avril le carnet de commandes de l’industrie finlandaise a augmenté de 22,1 % et la tendance a été la même pendant tout le début de l’année. Déjà en avril la production industrielle s’est accrue de 8,8 % en comparaison avec le même mois de l’année dernière et pendant le premier trimestre de cette année elle a augmenté de 5 %.
Ce rebond est une conséquence de la poursuite de la reprise internationale et de la demande accrue pour des produits manufacturés et des services finlandais, dont la foresterie et la métallurgie sont les secteurs les plus importants. Le secteur qui s’est contracté le plus est l’alimentation, laquelle a été considérablement affectée par des conflits de travail en 2010. Avec la baisse de l’euro les exportateurs finlandais peuvent tirer profit de la situation pour augmenter leur compétitivité et leurs exportations.
Dans un contexte économique morose à l’échelle mondiale, le taux de chômage s’est considérablement élevé en 2009. Cette tendance devrait se poursuivre encore cette année et jusqu’à la fin de 2011, lorsqu’il atteindra 9,1 %, selon les prévisions de la Banque de Finlande. Le chômage frappe particulièrement les jeunes de 20 à 29 ans. Les prochaines négociations salariales devront tenir compte de cette situation et de la productivité des entreprises. Le taux d’inflation en Finlande mesuré par l'indice des prix harmonisés à la consommation reste bas et ne dépassera pas 0,5 % en 2010. En revanche, il atteindra vraisemblablement 1,7 % en 2011 et 2,0 % en 2012. La réponse initiale du gouvernement à la récession, notamment une légère relance budgétaire, a soutenu concrètement l’activité. Le système financier reste stable, et avec une stimulation économique bien gérée, la dette publique ne représentera que 43,9 % du PIB en 2010.
Bien que l’augmentation de la dette soit forte, les prévisions pour plusieurs d’autres pays européens ne sont guère plus optimistes. Donc la Finlande restera toujours parmi les meilleurs élèves de l’Union européenne. Les Finlandais sont plutôt optimistes quant à leur avenir. La crise des années 90 leur a démontré que la consommation finit par reprendre et que les dépôts bancaires sont solidement garantis.
Les relations économiques entre la France et la Finlande continuent à être au beau fixe. En dépit d’une baisse des échanges commerciaux, due à la crise mondiale, la France demeure un important partenaire de la Finlande. En effet, elle occupe la sixième place comme pays d’importation et la septième place comme pays d’exportation dans les échanges finlandais.
La Finlande exporte vers le marché français du papier, des machines et des téléphones mobiles (au total 385 mn d’euros pour la période janvier-avril 2010). La France, quant à elle, fournit à la Finlande des avions, des voitures, des médicaments, des machines et des produits alimentaires (486 mn d’euros pour la même période). Le plus grand projet français en Finlande étant le centre nucléaire Olkiluoto III.
CS/PL 30.06.2010 |