CultureEconomiePolitiqueSociétéTourisme
Recherche
Entreprendre
Etudier
Travailler
Visiter
Technologies de l’information

Economie > Nouvelles technologies
12-04-05
Auteur : Eljas Repo
D’après les récentes statistiques du Forum économique mondial, la Finlande vient au troisième rang mondial du classement selon l’Indice NRI (networked readiness index – l’indice des pays les plus « branchés » dans les technologies de l’information ou TI), après Singapour et l’Islande. La Finlande a déjà occupé la première place de ce classement, tant pour l’utilisation des téléphones mobiles que de l’Internet.
Comptel et BasWare – perles boursières

Paul Krugman, l’économiste peut-être le plus connu du moment, avait, pour sa part, défrayé la chronique en vantant la compétitivité des nations nordiques. Selon lui, la réussite de la Finlande – « patrie de Nokia et de Linux » - dans le domaine des nouvelles technologies, a montré que les nations de l’État-Providence, où la fiscalité est élevée, peuvent donner le ton dans la concurrence globale de plus en plus rude.

En Finlande comme dans les places financières du monde occidental, en général, le climat était à l’allégresse, au tournant du millénaire. C’est alors qu’apparut la bulle informatique. L’allégresse fit place au souci : la « bulle » allait-elle crever? Les emplois dans les entreprises finlandaises des technologies de l’information et de la communication (TIC) n’étaient pas particulièrement recherchés, car ces entreprises devaient procéder à des assainissements.

Les récents bilans des entreprises révèlent que le secteur des TI, en Finlande, recèle des perles rares. L’essor survenu dans ce domaine a stimulé la productivité et le mordant des entreprises finlandaises qui exercent dans les secteurs d’activités traditionnels. En outre, on observe dans le pays un bourgeonnement d’entreprises prometteuses de la branche informatique.

L’exaltation qui a enflammé les marchés des capitaux au tournant du millénaire a fait prendre conscience aux investisseurs de l’ascension des stars de la nouvelle économie. Une foule de précurseurs de la percée technologique, de taille modeste mais prometteurs, se sont alors inscrites à la Bourse des valeurs d’Helsinki et dans de nombreuses autres places boursières occidentales. Plusieurs d’entre elles ont fait figure d’étoiles filantes : en trois ans, en effet, parmi les titres qui ont le plus perdu de leur valeur, on trouve plusieurs sociétés de logiciels et de services dans le domaine de l’informatique.
Au chapitre de la nouvelle économie, l’empoignade reste rude en Finlande ; les comptes clôturés du dernier exercice l’indiquent clairement. En terme de chiffre d’affaires et d’évolution du bénéfice commercial, les entreprises des TI représentaient le « gratin » des actions cotées à la Bourse d’Helsinki.

La palme de l’entreprise la plus rentable, parmi celles cotées en bourse, est revenue à Comptel : son bénéfice commercial représente 25% de son chiffre d’affaires. Ses indicateurs font de Comptel un des leaders mondiaux des solutions logicielles de médiation et d'activation pour les opérateurs de services et de réseaux ainsi que pour les fournisseurs de services. Dans sa spécialité, Comptel est leader du marché mondial.
Spécialisé dans les logiciels de gestion des achats et des relations fournisseur, notamment pour le traitement des factures fournisseurs, BasWare réunit les meilleurs atouts des entreprises finlandaises des TI tout en étant pour elles une manière de test. Lorsque les dirigeants de cette entreprise, Ilkka Sihvo et Hannu Vaajoensuu, ont rencontré ceux de leur entreprise-cliente américaine, ces derniers ont déclaré qu’ils avaient acheté des actions de BasWare pour leur propre compte; et d’ajouter, sur le ton de la blague, qu’avec des produits d’aussi bonne qualité, on court même le risque de s’enrichir.
Le problème, dans le cas de BasWare, c’est de se faire connaître. Les meilleurs logiciels du monde ne suffisent pas s’ils ne sont pas suffisamment connus dans le monde. BasWare se prépare pour un nouveau bond en avant sur les marchés internationaux; mais sa réussite dépendra moins de l’excellence de ses produits que de ses trouvailles sur le plan de la commercialisation.

Parmi les entreprises de l’informatique cotées en bourse qui réussissent, on mentionnera encore F-Secure, pionnier des logiciels de protection antivirus, ainsi qu’Elcotec et Perlos: deux sous-traitants de Nokia qui ont fait leur chemin. Le meilleur taux de croissance réalisé l’an dernier, parmi les sociétés cotées en Bourse, est le fait du téléopérateur Saunalahti; en quelques années, cette entreprise, qui était en situation d’assainissement, est devenue une société particulièrement rentable.

Le pouvoir mythique de la persévérance

Dans les grandes métropoles de la planète, on voit rarement les logos de sociétés finlandaises d’informatique, tout simplement parce qu’elles ne sont pas assez présentes sur les marchés des produits consommateurs. Par contre, la plus belle réussite de la nouvelle technologie finlandaise est bien présente, quant à elle : les téléphones mobiles de Nokia font partie du quotidien de millions de gens, aux quatre coins du monde.

L’exemple de Nokia montre qu’un petit pays périphérique peut posséder non seulement du savoir-faire technologique mais également du savoir-faire commercial. Mais, en plus de sa maîtrise de la gestion des affaires, Nokia semble posséder une qualité supplémentaire, quelque chose de typiquement finlandais : l’opiniâtreté. Le Directeur général du Groupe, Jorma Ollila, souligne l’importance de la persévérance opiniâtre de ceux qui s’accrochent pour réussir dans la concurrence mondiale.

De mémoire d’hommes, l’année dernière a été pour Nokia l’année la plus semée d’embûches. Le chiffre d’affaires du géant de la téléphonie mobile a diminué, pour la troisième année consécutive. La rentabilité a, elle aussi, reculé, tout en restant bonne : Nokia a réalisé un bénéfice équivalent à15% de son chiffre d’affaires. La persévérance opiniâtre prônée par Ollila s’est avérée nécessaire au début de l’année, le groupe défendant farouchement ses parts de marchés face à l’offensive de son concurrent coréen Samsung.

La campagne de persévérance opiniâtre a porté ses fruits. En présentant les indicateurs de Nokia pour l’année 2004, Ollila pouvait en effet constater que le Groupe a retrouvé sa part de marché à hauteur de 34%, et qu’il est au seuil d’une nouvelle phase de croissance.

 

Liens

www.weforum.org

www.weforum.org/site/homepublic.nsf/Content/Global+Competitiveness+Programme%5CGlobal+Information+Technology+Report

le plus récent, celui de l’Economist, consacré à la même enquête: www.economist.com<//link><//link>

 
Vos commentaires
Vous souhaitez réagir sur cet article, écrivez-nous.
Retour à la liste

 
Essentiel de la Finlande
 
  Février
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
             
 
 
 
 
dirdon